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Un langage commun pour la nature
Pour mieux protéger les espèces alpines, il est essentiel que les données collectées par les agents des parcs et les chercheurs soient compatibles. Le Parc national du Grand Paradis a entamé le processus d'intégration de la plateforme GeoNature, déjà utilisée par ses collègues français et par de nombreux gestionnaires d’espaces naturels français. Cela permettra de centraliser les informations sur la flore et la faune, facilitant ainsi une vision globale du patrimoine naturel de l’ensemble de l’espace protégé transfrontalier.
La technologie au service de l’environnement
L'innovation est au cœur de Cross-DBio. Voici quelques-unes des nouveautés présentées lors du dernier comité de pilotage :
- Application de suivi GPS : une application destinée au grand public est en cours de développement. Elle permettra de visualiser sur une carte les déplacements des animaux équipés de balises GPS, offrant un regard privilégié (et respectueux) sur la vie sauvage.
- Intelligence artificielle et pièges photos : des modèles d'IA capables d'analyser des milliers d'images issues de pièges photographiques sont testés, afin d’extraire automatiquement les espèces observées, comme par exemple le bouquetin ou le chamois.
- Reconnaissance des individus : les recherches se poursuivent pour une application innovante capable d'identifier chaque bouquetin à partir d'une simple photo de ses cornes prise de profil.
L’Atlas de la Biodiversité à portée de clic
Les citoyens et passionnés disposeront bientôt d'un atlas bilingue de la biodiversité. Cette plateforme publique présentera la répartition spatiale des espèces les plus emblématiques et endémiques des Alpes sur l’ensemble des deux espaces protégés, favorisant ainsi une meilleure connaissance du territoire. De plus, le PNGP finalise une plateforme éducative comprenant des simulations, démontrant l’influence des activités anthropiques sur le comportement et le dérangement de la faune sauvage.
Regard vers l'avenir
Le travail continue également avec la mise en place d'un "référentiel scientifique commun” pour harmoniser le nom des espèces entre l'Italie et la France, garantissant ainsi que chaque donnée collectée soit compatible au-delà des frontières, éléments précieux pour la préservation de la biodiversité alpine.
