Parc national de la Vanoise
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Le 09/10/2017
Flore
Au printemps et à l’automne, les agents du Parc national de la Vanoise observent les végétaux, essentiellement des arbres. Ils participent au programme Phénoclim, initié en 2004 par le CREA (Centre de recherches sur les écosystèmes d’altitude). L’objectif de Phénoclim est de suivre l’impact du changement climatique sur la flore et la faune en montagne, en se basant sur deux disciplines scientifiques : la phénologie et la climatologie.
Station météo implantée au Chevril à Tignes
Évolution des dates de débourrement de 3 sorbiers des oiseleurs au Chevril, commune de Tignes
Suivi de la feuillaison des mélèzes à Tignes

 

Dans le cadre de la phénologie (étude des phénomènes saisonniers), les gardes-moniteurs du Parc surveillent l’arrivée d’événements périodiques tels que floraison, feuillaison, fructification, coloration des feuilles des végétaux sur certains mélèzes, tussilages, sorbiers des oiseleurs, frênes, noisetiers, épicéas... Ces relevés sont effectués chaque année sur 4 sites d’étude où des arbres sont suivis individuellement. Concernant la faune, il s’agit principalement d’observer au printemps le retour des oiseaux migrateurs.

Côté climatologie, 4 stations météo automatiques ont été installées par le CREA dans le Parc national de la Vanoise et sont maintenues en état de fonctionnement par les agents du Parc et le CREA. Ces stations Phénoclim disposent de 4 capteurs de température placés à différentes hauteurs : à 5 cm sous le sol, à la surface du sol, à 30 cm et à 2 m au-dessus. Les températures sont mesurées toutes les 15 minutes et mises en ligne en direct à disposition de tous.

 

Le programme Phénoclim

Questionner les rythmes de la nature

L’automne 2017 sera-t-il précoce ou tardif ? Comment la biodiversité de montagne s’est-elle – ou non – adaptée aux variations climatiques de l’été ? Comment les espèces se préparent-elles à l’hiver ?

Les données récoltées dans les Alpes, les Pyrénées, le Jura, les Vosges, le Massif Central et la Corse permettent aux chercheurs de mieux comprendre le fonctionnement des écosystèmes à chaque saison et d’étudier les effets des variations du climat sur la nature qui nous entoure.

Les rythmes saisonniers des êtres vivants sont étroitement dépendants de la température. Quelques degrés de plus suffisent à avancer de plusieurs semaines l’ouverture des bourgeons ou la ponte des œufs. Ces événements sont donc de précieux indicateurs des conséquences du changement climatique sur les écosystèmes.

 

Les Alpes comme objet d’étude

Les Alpes sont particulièrement sensibles aux changements climatiques en cours. L’ouest des Alpes s’est réchauffé de +1,5 à +2°C au cours du XXe siècle ; c’est deux fois plus que la moyenne à l’échelle planétaire (+0,7°C).

La grande diversité de microclimats selon l'altitude ou l'exposition du versant font de la montagne un terrain d'étude particulièrement riche. Pour appuyer la recherche sur le climat dans les Alpes, au total c’est un réseau de 70 stations de mesure des températures, spécifiques au programme Phénoclim, qui est implanté dans l’ensemble du massif.

 

Lancement de la campagne d’observation de la végétation

La campagne d’automne d’observation de la végétation, c’est maintenant. Comme les agents du Parc national de la Vanoise vous pouvez vous aussi participer en observant la nature et en transmettant vos informations, en vous inscrivant au programme Phénoclim.