Parc national de la Vanoise
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5- Idées reçues, entre perception et réalités…

  5- Idées reçues, entre perception et réalités…   

 

Un skieur de rando qui passe à côté d’un tétras le dérange probablement. Mais faudra quand même me prouver que faire s’envoler 5, 10 ou même 20 fois dans l’hiver peut lui être dommageable. Forum SKITOUR

IMPACT RÉEL
Dérangé à plusieurs reprises, il se perchera pendant de longues heures sur la cime d’un arbre, exposé au froid. Pour regagner de l’énergie, il attendra le calme pour se nourrir. Mais en hiver, point de baies et de fleurs, il devra se contenter de bourgeons et rameaux de mélèzes, moins énergétiques. À terme, il sera affaibli et donc plus sensible aux parasites et aux maladies.

“ Il y a tellement de bouquetins et si peu de prédateurs que si on les dérange un peu ce n’est pas bien grave, si ? Entretien ski de randonnée (enquête EDYTEM)

IMPACT RÉEL
En hiver, les bouquetins se regroupent en harde dans des zones circonscrites, ce qui peut laisser penser qu’ils sont très nombreux... mais cela reste une impression ! Assez bien présent en Vanoise, le bouquetin reste difficile à observer ailleurs dans les Alpes. En hiver, ils restent sur les secteurs escarpés et ensoleillés pour trouver quelques herbes à grignoter. Un bouquetin mâle pourra perdre jusqu’à un tiers de son poids en hiver, surtout s’il y a beaucoup de neige poudreuse et qu’il doit prendre la fuite.

“ S’il y a vraiment des tétras ici, dans un endroit aussi fréquenté toute l’année depuis des décennies, on se demande presque pourquoi il faudrait installer des zones de tranquilité ?  Forum SKITOUR

IMPACT RÉEL
Les zones de quiétude ne sont pas choisies au hasard mais sur la base d’éléments concrets (données d’observation, indices de présence ou encore habitats naturels favorables). Les tétras-lyres, comme les autres espèces sauvages, ne choisissent pas de rester dans des zones fréquentées. Ils y sont par défaut (bonne neige poudreuse pour faire leur igloo, nourriture, etc). En respectant ces zones de quiétude, on est presque sûr qu’on préserve la faune sauvage.

 

“ S’ils nous laissent passer à 20 mètres, c’est qu’ils n’en ont rien à cirer. Si on les dérangeait vraiment, je pense qu’ils partiraient Entretien Raquetteur (enquête EDYTEM)

IMPACT RÉEL
Les animaux fuient lorsque nous sommes dans leur espace vital. Mais, s’ils n’ont pas d’endroit plus sécurisé où se réfugier, ils n’auront alors pas d’autre choix que de rester. Cela ne veut donc pas dire qu’ils ne sont pas stressés par notre présence... Avez-vous d’ailleurs remarqué qu’ils se sont peut-être arrêtés de manger ou vous ont regardés ?