Parc national de la Vanoise
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Le 02/09/2019
Tourisme
Pour mieux vous accueillir, mieux vous servir et réduire son empreinte écologique, le refuge de Prariond, dans le cœur du Parc national de la Vanoise (Val d'Isère) est complètement fermé au public depuis l'automne 2018 afin de permettre sa réhabilitation complète. Un point sur l’avancement de ce chantier…

Situé à 2324 m d'altitude, le refuge de Prariond fait partie des 16 refuges appartenant au Parc national de la Vanoise.  Ce refuge construit en 1969 avait déjà fait l’objet de premiers travaux de réaménagement en 1990. Avec ce projet de réhabilitation complète, le Parc entend améliorer la fonctionnalité du refuge, pour les usagers comme pour les gardiens, poursuivre son engagement en faveur d'une meilleure gestion écologique des refuges et proposer à tous un bâtiment plus agréable et chaleureux.

 

De l’automne 2018 au printemps 2019, le temps de la démolition…

Après le déménagement des équipements du bâtiment historique début septembre 2018, les opérations de démolition intérieure et de terrassement autour du refuge ont vite démarré pour réaliser un maximum de travaux durant l’automne. Les premières neiges tombées début novembre ont donné le coup d’arrêt au chantier pour l’année 2018.

L’enneigement exceptionnel en fin de saison à cette altitude a complexifié la reprise des travaux et les ouvriers de l’entreprise de démolition, gros-œuvre et terrassement ont dû dès la fin avril effectuer un gros travail de déneigement préalable pour accéder au chantier et déposer les cloisons extérieures.

L’hébergement des ouvriers résidant sur place s’est déplacé vers une « base vie » mise en place pour l’occasion sous forme de bungalows héliportables à l’image d’une base avancée en Antarctique. La reconstruction du bâtiment a alors pu commencer.

L'ancien bâtiment à l'automne 2018 avant le début des travaux de reconstruction
Avec l’arrivée des beaux jours, le temps de la reconstruction !

Les fondations servant à supporter les nouveaux murs et l’extension Sud du bâtiment ont été terminées fin juin.

Le mois de juillet a été consacré à la pose des solivages de plancher, à l’habillage en pierres des parties arrière du bâtiment ainsi que des murs périphériques de fondation. Un travail mis en œuvre avec grand soin par des équipes de poseurs de pierre aguerris à la rénovation de bâtiment patrimoniaux.

À la fin juillet, le futur bâtiment prend forme avec l’arrivée et l’assemblage des caissons de bois qui forment la nouvelle ossature des parois extérieures du refuge. Ce jeu de construction est habillement résolu par une équipe de charpentiers bien rompue à ce type de chantier d’altitude.

Un décapage de la terre de la toiture terrasse existante s’est terminé début août pour être ensuite isolée et étanchéifiée avant de retrouver sa couverture végétale lui conférant le mimétisme recherché avec les pentes qui la surplombe.

 

Actuellement, le ballet des entreprises des autres corps d’État est entré dans la danse pour poursuivre ce beau projet dont le coût s’élève à près de 1,8 M €.

Comme initialement prévu, le nouveau refuge devrait donc pouvoir vous ouvrir ses portes au printemps 2020.

La zone aménagée au Pont Saint-Charles pour le transfert des matériaux en direction du refuge